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DrTadeusz NAWROCKI

Ancien Attaché du laboratoire de Cytogénétique de la Faculté de Médecine de Brest

Diplômé d'acupuncture et d'homéopathie

DIU de Cancérologie - Université de Paris XIII

DIU Environnement et Cancer de la Faculté de Montpellier

DIU Environnement et Santé de la Faculté de Montpellier

DIU de Méthodologie des essais cliniques des médicaments

DIU de Médecine Prédictive de la Faculté de Clermont Ferrand

Diplômé d’Anthropologie et d’Ethnologie Médicale - Université Paris XIII

Diplôme de la pratique de Plasmaphérèse membranaire - Institut Pavlov St Petersbourg

TROUBLES DE L' HYPERACTIVITE, DU DEFICIT DE L' ATTENTION ET DE L' AGRESSIVITE

ZOOM SUR LES CAUSES - Suite

Suite à ce que nous avons expliqué dans la première partie, quelques remarques à propos du sucre, les probiotiques et les spécialités laitières, puis les phosphates, ainsi qu’un petit retour aux sources avec un rappel sur l’embryologie, avant de vous proposer des solutions. 

A PROPOS DU SUCRE

Les polyols (aussi appelés polyalcools) sont nombreux dans le monde végétal. Ce sont des hydrates de carbone qui peuvent aussi être obtenus industriellement par hydrogénation des sucres sélectionnés dans les végétaux.

Par exemple, le maltitol est  obtenu par hydrogénation du maltose extrait de l'amidon. Le maltitol a des avantages indiscutables : faible index glycémique, absence d'effet cariogène (il ne facilite pas la carie dentaire) et faible réponse insulinique (ce qui permet l'adaptation à un régime).

L'amidon est un sucre spécifique des graines de céréales : blé, orge, avoine. Il est associé à une masse protéinique, appelée gluten, qui est un mélange de nombreuses protéines classées en deux familles : les prolamines et les gluténines. Certaines de ces protéines sont toxiques, notamment l'alpha gliadine (du blé).

Certaines fractions solubles dans l’alcool du gluten donnent des polypeptides capables d'induire des lésions intestinales en général, et, si l'expression génétique HLA y prédispose, des maladies auto-immunes et/ou être à l'origine de transformations cancéreuses.

LES PROBIOTIQUES ET LES SPECIALITES LAITIERES

L’équipe du professeur Didier Raoult a réalisé une expérimentation à l’hôpital de La Timone à Marseille montrant un lien entre une espèce de Lactobacillus (L. reuteri) et l’obésité. Les résultats ont été publiés en 2013 dans l’International Journal of Obesity*.Cette bactérie est présente dans le lait, les fromages, les saucissons et le pain au levain.

Une autre espèce de Lactobacillus : L. fermentum, (que l'on trouve dans les mêmes endroits) s’est également trouvée associée à l’obésité dans une autre expérimentation. Les résultats ont montré que le groupe de poulets qui avaient ingéré cette bactérie pesait 30% de plus que les poulets témoins six semaines plus tard.

Ils se montraient de plus particulièrement agressifs.

Il est facile d'extrapoler ces observations à l'homme, pour peu que l'on visite les rayons de produits laitiers des enseignes connues et, se faisant, d'envisager l'importance réelle des consommations et intoxications quotidiennes de chacun.

LES PHOSPHATES 

L'industrie alimentaire fait appel à de grands apports de conservateurs, stabilisateurs et autres anti oxydants, appelés additifs : autant de molécules qui contiennent des phosphates, lesquels  sont introduits de ce fait dans les produits fabriqués jusqu'à des valeurs dépassant 300 % de la valeur quotidienne nécessaire chez un enfant.

 

Les effets des phosphates en excès dans l'alimentation sont nombreux et variés. Ils déstabilisent notamment la fixation du calcium, du magnésium et du potassium.

Les phosphates interviennent dans l'énolase (l'enzyme de la glycolyse), enzyme fondamentale de la formation de l'acide lactique, en réduisant la concentration  plasmatique du calcium. Le phosphate se libère alors dans l’organisme et est facilement disponible pour la contraction musculaire, la conductibilité des nerfs, la sécrétion des hormones et celle des neurotransmetteurs.

Le phosphate est à l'origine des alcaloses muqueuses en augmentant leur  taux  d'histamine tissulaire, tandis qu'il diminue la résorption intestinale du calcium, du magnésium, du fer et du zinc, ainsi que la fonction noradrénaline/dopamine. Il augmente la fonction sérotonine, ainsi que la substance P, et  leurs  interactions au niveau de l'hypothalamus, de l'épiphyse, et surtout de la zone corticale pré frontale. 

Il s'ensuit une agitation marquée par des troubles de l'attention, une faible capacité de concentration, de mauvaises habitudes de sommeil, des difficultés de parole et du langage, des difficultés psychomotrices et une agressivité.

Tout ceci coexiste souvent avec un QI normal, voire supérieur, mais  l'enfant est néanmoins en situation d'échec.

 

A l'âge scolaire, ce syndrome atteint plus particulièrement les garçons. Il y a là une cause embryologique.

RAPPEL EMBRYOLOGIQUE

ln utero, la mise en place de la fonction hormonale est différente suivant qu'il s'agit d'un garçon ou d'une fille.

L’embryon fille ne mesure que quelques 10 mm à six semaines de vie intra-utérine. Imaginons la taille des ovaires… Pourtant, ceux-ci commencent à fabriquer les hormones œstroprogestatives nécessaires à l'organogenèse.

Des techniques immuno-enzymatiques permettent de chiffrer les productions maternelle et embryonnaire. Elles montrent que cette sécrétion œstroprogestative embryonnaire augmente de jour en jour de sorte qu'à six mois de grossesse, la maturation fœtale a pu se faire en parfaite autonomie chez le fœtus fille. En fin de la grossesse, il existe une quasi saturation des récepteurs œstroprogestatifs.

 

Ce stock sera utilisé après la naissance pendant la première année de la vie, ce qui permet un développement psychomoteur plus rapide, une adaptabilité immunitaire plus adulte, une acquisition  du langage et de la marche plus facile et plus précoce, ceci comparé au garçon.

 

S'il se produit au cours de l'accouchement un incident dysfonctionnel, ces récepteurs se trouvent sollicités rapidement. Cette baisse brutale hormonale va déclencher, de la même manière que chez la femme pubère, des menstruations chez l'enfant nouvellement née : ceci est la preuve d'une plus grande maturité cellulaire et tissulaire de la petite fille néonatale au terme de sa période fœtale, par rapport au garçon. Ce-dernier étant pratiquement pendant neuf mois sous la dépendance maternelle (du point  de vue hormonal).

 

Les conditions génétiques (dont le système HLA), les conditions alimentaires, chimiques et embryonnaires, ont une importance fondamentale pour la croissance staturo-pondérale et psychologique de l'enfant  dans les trois  premières  années de sa vie.

 

Or, l'alimentation est de plus en plus industrielle, et l'usage des médicaments de plus en plus forcené aussi bien chez les animaux que chez les humains. Ces conditions iatrogènes impactent l'embryon et le jeune enfant au niveau métabolique, induisant dans un second temps de nombreux biais dans le déterminisme de sa physiologie et son comportement psychique.

Imaginons maintenant comment réagit une fille in utero, typée cœliaque, avec une maman également cœliaque et ignorant tout du régime alimentaire spécifique relatif à son cas. La mère va fournir une alimentation inadaptée à l'embryon avec de la caséine du lait de vache et du gluten, perturbant le métabolisme des peptides par l'intermédiaire de la substance P, premier facteur de croissance embryonnaire mis en place, ce qui va instituer très rapidement une souffrance tissulaire.  Celle-ci  va s'exprimer selon la loi du tout ou rien :

  • Soit par une fausse couche,

  • Soit, paradoxalement, par la mise en place plus rapide de la maturité fonctionnelle encéphalique comme seul élément de survie possible ; cette petite fille ayant alors toutes les chances d’être très intelligente et d’avoir probablement un QI supérieur à la normale.

La survie passe alors par le refus instinctif d'une nourriture inadéquate, pour s'étendre progressivement au cadre du refus de nourriture tout court et ainsi réunir toutes les conditions d'une anorexie mentale.

J'ai eu, au cours de ma carrière, l'occasion de soigner des anorexies - rebelles à tout traitement psychologique et psychopharmacologique - qui évoluaient vers une mort certaine. La solution réside dans la prise de conscience chez ces patientes du fait qu'elles sont cœliaques et que l'éradication alimentaire se justifie pleinement, mais doit être sélective en excluant produits laitiers et gluten.

Dans un second temps, l'examen du système HLA a permis de vérifier ces conditions spécifiques relationnelles mère/fille qui avaient fait poser un diagnostic sombre pour l'avenir, mais qui s’est néanmoins conclu avec un résultat favorable de prise alimentaire sélective (ceci, avec un recul de plus de quinze ans).

 

Le garçon échappe à cette réactivité embryonnaire d'expression neuro-encéphalique. En revanche, toutes les données cumulatives d'agressivité cœliaque du bol alimentaire, chimique avec l'usage des phosphates alimentaires, ainsi que la iatrogénie médicamenteuse, se conjuguent pour installer  une ostéopénie caractéristique de la diminution de densité osseuse,  appelée parfois rachitisme Floride.

 

Ceci résulte des déplacements du calcium qui se libère de l'os pour saturer les zones fronto-corticales, modifiant ainsi la transmission nerveuse du signal avec des répercussions encéphaliques et comportementales où domine l'agressivité.

 

Ceci est majoré par la substance P, dont le rôle de facteur de croissance se couplera d'une fonction neuro­médiatrice  perturbant la sérotonine chez les garçons.

Tous ces dysfonctionnements cumulatifs se passent chez des garçons qui, par ailleurs, ont souvent un QI élevé tout en étant en échec scolaire.

L'ensemble de ces réactions installe un comportement hyperactif.

ALORS QUE FAUT IL FAIRE ?

Dans un premier temps, il s’agit de vérifier la susceptibilité de l'enfant à la caséine du lait de vache et au gluten. 

Lorsque les signes d'intoxication et de malabsorption intestinale se trouvent fondés, ce qui est le cas une fois sur deux dans la population blanche caucasienne (et peut être confirmé par la recherche d'une peptidurie urinaire positive), il faut à tout prix mettre en place un régime cœliaque : exclure donc les produits laitiers bovins et le gluten sous toutes ses formes, y compris celles qui sont les plus perverses comme son utilisation en tant qu’ingrédient alimentaire dans les mayonnaises, moutardes et sauces industrielles, où la composante "onctueuse" est apportée par l'adjonction de gluten.

Il faut également vérifier la compatibilité médicamenteuse entrant  dans le cadre du terrain porphyrique, qui sera majorée par la présence dans l’environnement de sels de métaux lourds, y compris ceux présents dans les vaccins. 

Enfin, il est nécessaire de tamponner l'excès de phosphates. Je ferais référence ici au travail remarquable réalisé par Herta Hafer, pharmacienne allemande, et son époux, chimiste, à qui revient le mérite d'avoir trouvé le moyen le plus simple et le plus élémentaire pour cela. Il consiste à associer quotidiennement du vinaigre à la ration alimentaire, ce qui, très rapidement, module et diminue l'importance des réactions impulsives du garçon hyperactif et agressif.

 

En définitive, le vinaigre rétablit l'équilibre entre l'acide acétique d'une part, et l'acide lactique excessif, ainsi que tout le cycle de l'acide citrique.

Tout ceci requiert une psychothérapie familiale importante, de sorte que les parents prennent l’initiative de donner à leur enfant l'équivalent d'une cuillère à soupe de vinaigre biologique le matin au réveil, et ce quotidiennement.

Cette prise journalière peut même s’avérer ludique. Nous avons fait des essais en ce sens, avec Michel Chatillon, chocolatier breton, qui ont abouti à la fabrication de chocolats (fourrés au vinaigre) à prendre chaque matin, et qui permettent d’obtenir rapidement un équilibre psychologique tel que le rapport aux autres change du tout au tout, exempt de toute agressivité verbale, logorrhéique et gestuelle, au profit d'une rentabilité scolaire et d’une intégration dans un  milieu grégaire considérablement améliorées.

Cette forme de prise nous est apparue la plus judicieuse et la plus  systématisée, puisqu'elle peut  être  faite régulièrement en milieu scolaire. Les tests psychotechniques et la  surveillance quotidienne de  l'enseignant permettant de mesurer les progrès réalisés chez  l'enfant.

Les études préliminaires que nous avons réalisées ont montré des résultats extrêmement prometteurs. Il faudrait maintenant mener une étude d'envergure qui permette de vulgariser cette thérapie de bon sens. C'est un pas de plus en direction d'une meilleure façon de se nourrir avec pour objectif de rester en homéostasie physique et psychique. Ce faisant, on évite la contingence permanente et quotidienne de l'agression médicamenteuse, dont les incidents et accidents sont de plus en plus nombreux.

Il s'agit de sortir de la spirale infernale créée par l'arrivée de toujours plus de médicaments, y compris des  drogues à visée comportementale (ce qui interrogent sur leur efficacité à long terme).

Pour une majorité des cas, les médicaments deviennent inutiles et n'ont aucunement besoin d'être prescrits dans la mesure où l'approche médicale se fait alors d'une manière holographique (et non pas dans le sens d’un découpage corporel des individus en tranches soumises aux diktats des spécialistes). 

 

 

* Référence étude : M. Million, E. Angelakis, M. Maraninchi, M. Henry, R. Giorgi, R. Valero, B. Vialettes, D. Raoult. Correlation between body mass index and gut concentrations of Lactobacillus reuteri, Bifidobacterium animalis, Methanobrevibacter smithii and Escherichia coli, International journal of obesity, 37(11), 1460-1466, 2013.

Voir toutes les publications de Didier Raoult et son équipe sur le site de la Fondation Méditerranée Infection, à cette adresse :

https://www.mediterranee-infection.com/recherche/mephi/didier-raoult-oleg-mediannikov/

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