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DrTadeusz NAWROCKI

 Ancien Attaché du laboratoire de Cytogénétique de la Faculté de Médecine de Brest

Diplômé d'acupuncture et d'homéopathie

DIU de Cancérologie - Université de Paris XIII

DIU Environnement et Cancer de la Faculté de Montpellier

DIU Environnement et Santé de la Faculté de Montpellier

DIU de Méthodologie des essais cliniques des médicaments

DIU de Médecine Prédictive de la Faculté de Clermont Ferrand

Diplômé d’Anthropologie et d’Ethnologie Médicale - Université Paris XIII

Diplôme de la pratique de Plasmaphérèse membranaire - Institut Pavlov St Petersbourg

TROUBLES DE L'HYPERACTIVITE, DU DEFICIT DE L' ATTENTION ET DE L' AGRESSIVITE

ZOOM SUR LES CAUSES  - 1ère Partie

La détection précoce des troubles de la conduite permet-elle de répondre au constat d’échec en milieu scolaire et à l’augmentation de l’agressivité des enfants de 5-6 ans ?  Le sujet revient régulièrement sur le tapis. Il est toujours d’actualité.

 

L’Etat s’en est mêlé en 2005 par la volonté d’instaurer un « carnet de comportement ». Préconisé par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, il a dû y renoncer face à l’opposition vigoureuse des professionnels de la petite enfance et de la santé, des enseignants et des parents.

 

Deux ans après, l’Inserm provoquait une levée de boucliers en publiant une expertise volumineuse de 428 pages sur le sujet. 

L'Institut national de la santé et de la recherche médicale y détaillait ce qu'il entendait par troubles de la conduite, s'exprimant par une palette de comportements très divers : crises de colère, de la désobéissance répétée de l'enfant difficile jusqu'aux agressions graves comme le viol, les coups et blessures et le vol. Et de conclure : ce sont des troubles qui bafouent les droits d'autrui et les normes sociales.

 

« Les carottes semblent être cuites » à 36 mois ! Pour les contradicteurs, ceci rentrait dans une politique sécuritaire définie par l'Etat. Ils reprochaient à l’Inserm de promouvoir ainsi le dépistage dès l'âge de 36 mois, de « l'indocilité, l'agressivité et l'impulsivité, le faible contrôle émotionnel de l'enfant » y compris un « indice de moralité bas », dixit l’Inserm.

 

L'étude définissait certaines populations à risques marquées par la pauvreté, le niveau scolaire bas, la violence, l’alcoolisation des parents ou le jeune âge de la mère.

 

Le principal syndicat des médecins de la protection maternelle et infantile s’insurgeait alors contre la détection systématique d'enfants agités dans les crèches et les écoles maternelles, au prétexte d'endiguer leur future délinquance, qui pourrait transformer ces lieux d'accueil et d'éducation en lieu de traque aux yeux des parents.

 

Ce à quoi répondait l’Inserm qu’il fallait éviter toute confusion entre le trouble des conduites, qui est une notion médicale, et
la délinquance, qui est une notion juridique.

 

Une polémique aussi interne au monde médical. Nourrie de milliers d'articles publiés dans les revues anglo-saxonnes par les tenants des thérapies comportementales et cognitives, l’expertise collective de l’Inserm est venue heurter les convictions de certains psychanalystes et psychologues opposés à toute médicalisation des comportements d'enfants. En somme, la guerre des psys battait son plein, commentait alors Thierry Chancerel de la FCPE Chateaulin, dans un article intitulé Enfants turbulents : une étude qui fâche.

QUELLES ALTERNATIVES ?

Proposition médicamenteuse : Ritaline et Prozac, dont on connaît les effets secondaires. Pris dès l'âge de 5 ans, ceux-ci vont fournir les adolescents schizophrènes suicidaires ou des drogués sans avenir à l'âge adultes.

 

Le lien entre performance scolaire et comportement adapté semble mis à mal par l'exemple de la Bretagne. Cette région affiche le plus grand taux de réussite au bac et aux diplômes d'enseignement supérieur, et caracole pourtant en tête des suicides des jeunes*. 

Ce n'est pas le moindre des paradoxes, qui implique cette réflexion :  la qualité de l'éducation parentale et celle de la scolarisation, ne semble pas liées à l'agressivité. 

Dans les faits, parents et instituteurs soucieux de l'éducation d'enfants avec des troubles de la conduite sont devant un problème qu'ils ne comprennent pas et ne peuvent donc pas résoudre.

 UNE HISTOIRE D'ANTHROPOLOGIE GÉNÉTIQUE

Et si on se posait les bonnes questions : Il est fondamental de partir d'un point de vue anthropologie génétique.

Depuis la conjugaison  des gamètes, la vie n'est possible que grâce à l'alimentation maternelle au début. Après sevrage, elle peut être moins adaptée.

Ainsi, l'alimentation dans les pays occidentaux est stéréotypée pour son industrialisation par l'usage des produits laitiers bovins et les dérivés du gluten qui sont inadaptés et rendus encore plus toxiques par leur conditionnement conservateur et stabilisateur.

Le système HLA (Human Leukocyte Antigen) est une véritable carte individuelle génétique (appelée haplotype) caractérisant un individu par 10 sous groupes tissulaires appelés "allèles".

La découverte du système HLA a permis d'augmenter la tolérance des greffes entre donneur et receveur.

Rapidement, ce même système s'est révélé être un outil majeur pour l'anthropologie médicale permettant par exemple de rendre compte des mouvements de populations, des migrations, au cours des âges, ou de  comprendre pourquoi certaines maladies sont attachées à certains groupes ethniques.

Le système HLA est alors un outil d'investigation génétique et confirme l'idée que la susceptibilité aux maladies  et aux causes de déclenchement de celles-ci sont liées à l'environnement, qu'il soit :

- alimentaire ;

- chimique et médicamenteux ;

-  atmosphérique, géographique et professionnel ;

- physique (ionisation, électromagnétique)

L'environnement agressif des temps modernes active préférentiellement certains groupes d’allèles déclenchant un tableau maladif effectif et singulièrement répétitif en fonction de l'haplotype. 

La prise en compte de l'haplotype - c'est à dire de notre identité tissulaire -  permet d'anticiper les susceptibilités auquel nous sommes sujet à la naissance. Susceptibilité à des maladies qui risquent d'apparaître, ou d'évoluer si elles sont stimulées par un environnement délétère, que ce soit au quotidien ou de manière plus épisodique.

 

Pa exemple au niveau alimentaire, les personnes porteuses d'un ou plusieurs des 7 allèles HLA suivants :

HLA-A1, HLA-B7, HLA-B8, HLA-DR3, HLA-DR7, HLA-DQ2, HLAD-Q3, HLA-DQ7  sont susceptibles de déclencher un syndrome cœliaque avec intolérance au gluten et au lait de vache (une affection auto-immune) dès lors qu'il y a ingestion quotidienne de ces produits.

 

Pourtant, aujourd'hui dans les pays occidentaux l'industrie agro-alimentaire use et abuse des produits laitiers bovins, et ajoute du gluten à toutes les préparations pour en permettre la mécanisation (le gluten et ses dérivés permettent d'éviter les déchirures de la pâte) - sans oublier les effets toxiques additionnels des conservateurs et autres stabilisateurs.

 

L'haplotype de chacun de nous préfigure, avec une référence ethnique, une mobilisation variable de l'expression de nos gènes présents sur chacun des allèles. L'haplotype fournit un véritable reflet de l'intensité maladive, et surtout de la capacité cinétique de transgression initiale vers d'autres maladies auto-immunes, des cancers, des lymphomes ou des troubles psychologiques.

Ce caractère (qui restera présent pendant toute la vie de l’individu) peut être muet, jusqu'à ce que nos habitudes alimentaires déclenchent son action morbide. En ce cas, les généticiens parlent de pénétrance de gène et de facteur clastogène, faisant référence aux fragilités chromosomiques qui sont autant de caractères épigéniques (acquis) spécifiques de l'évolution physiopathologique.

C'est précisément le cas du point de vue ethnique des Caucasiens de race blanche qui ont bénéficié le plus tôt des « avantages » de l'alimentation issue de l'industrialisation agroalimentaire, laquelle démontre aussi ses effets nocifs par une augmentation continue de maladies émergentes.

Si le tableau clinique (vomissements, douleurs abdominales) est présent très tôt après la naissance, nous pouvons exclure les produits laitiers bovins et le gluten pour améliorer la consolidation métabolique digestive. Cependant tout écart se soldera par la reprise évolutive de la maladie, avec des complications qui peuvent dépasser le caractère digestif primitif (en fonction des mémorisations immunologiques) allant jusqu'à donner des réactions immunitaires spécifiques de type lymphomes, des cancers digestifs complexes, et/ou des neuropathies acquises parfois associées à des comportements psychopathologiques.

 

Ces psychopathologies sont de plus en plus nombreuses chez des sujets de plus en plus jeunes, ce qui confirme le lien de causalité entre l'alimentation moderne et la proportion croissante des comportements morbides.

 

Quand la maladie survient chez un sujet adulte, elle est plus perverse car le tableau digestif passe en apparence au second plan par rapport aux complications précédemment citées et qui peuvent être présentes de prime abord.

 

En conséquence, croyez à ma perplexité d'anthropologue médical quand je vois tout l'accent médiatique et publicitaire, donné dans l'alimentation aux dérivés laitiers bovins et aux farines raffinées, le tout accompagné de pseudo références scientifiques. 

 

Il est loin le vieil adage de bon sens pédiatrique qui disait qu’en dehors de l’allaitement maternel, dès quatre mois il fallait instituer quatre repas variés et user de la cuillère.

Il faut savoir que les allèles spécifiques des malabsorptions intestinales présents dans plus de la moitié des Caucasiens de race blanche. Ces allèles peuvent être couplés avec trois autres locus HLA-A3, HLA-A29, HLA-B7 qui sont spécifiques d'une intolérance aux produits chimiques et médicamenteux lesquels altèrent alors le métabolisme de l'hémoglobine du globule rouge.

Cette intolérance, appelée porphyrie, détermine des tableaux cliniques de désordres psychiques, urinaires, digestifs et cutanés pouvant aller jusqu'à la mort. Cet état porphyrique  pouvant lui-même être aggravé par l'intoxication aux métaux lourds. Il détermine d'ailleurs, du point de vue médico-légal, la reconnaissance d'une responsabilité anesthésique, qu'elle soit locale ou générale, à l'égard des drogues utilisées couramment pour les narcoses lors des interventions chirurgicales.

 

A ce titre, il y a une liste de plus de 2200 médicaments directement incompatibles chez les personnes porteuses de ces locus HLA porphyriques. Lorsque ces personnes sont aussi sujettes à un tableau cœliaque, alors des réactions  couplées peuvent survenir. En sus, lorsque les formes galéniques utilisent un enrobage associant au sucre du gluten ou du titane, il se produit une dangereuse iatrogénie mixte (médicamenteuse et alimentaire.)

 

Ceci doit inspirer une prudence dans les choix alimentaires et médicamenteux, en particulier chez les Français, qui sont les plus grands consommateurs de médicaments.

 

* Conduites suicidaires, février 2019, Santé Publique France. La Bretagne est la région la plus fortement touchée de la France par les suicides et tentatives de suicide. 

https://www.bretagne.ars.sante.fr/system/files/2019-02/2019-02_BSP_ConduitesSuicidaires_Bretagne_vf.pdf

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